| Le mezzé sest construit au fil des siècles de la longue histoire libanaise. Lactuel Liban a toujours été, par sa longue façade côtière, une zone particulièrement ouverte aux influences extérieures. Celle de la Grèce et de Rome, celle aussi des pays de lEmpire Ottoman dont il fit partie. Cela constitue une première explication à son incroyable richesse. Mais on lui trouve aussi une origine plus économique qui fait la spécificité du mezzé libanais. Lorsquil fallait se contenter des seuls produits que voulait bien offrir la terre de sa propre région, que les moyens de transports ne permettaient pas de disposer dun panel très varié de denrées et lorsque, enfin, lhiver rigoureux contraignait les montagnards à conserver les aliments dune saison à lautre, il fallut trouver le moyen de diversifier la nourriture. Des trésors dingéniosité furent alors mis à luvre, tant dans les techniques de conservation que de préparation, et lon semploya, avec un succès inestimable, à accommoder les mêmes produits de mille manières. | | Le nombre précis de plats qui peuvent prétendre prendre place sur une table de mezzé ne relève pas dune science exacte. En revanche, et même si la gamme des possibilités est beaucoup plus vaste, on considère quun mezzé traditionnel compte une trentaine de plats, chauds et froids, crus et cuits. On y trouvera le Tabboulé, salade de blé, d'oignons de persil et de menthe, le hommos : purée de pois chiches,le baba ghannouj, caviar d'aubergine, les fatayer et les samboussik, petites bouchées variées, les sfiha sorte de petites pizzas épicées, les falafels: boulettes de pois chiches et de fèves. Et puis, il y a les feuilles de vigne, ces roulés connus de tous qui, sous la forme de petits paquets végétaux, renferment, selon leur recette végétarienne ou non, riz, viande, tomates et épices. Autre richesse du mezzé, les viandes crues et plus spécifiquement le kibbé nayé. |